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Construit en 1934 le service prophylactique de la lèpre
fut inauguré le 31 janvier 1935 sous l'appellation de l'Institut
Central de la lèpre de l'Afrique Occidentale Française
et baptisé en 1945 Institut Marchoux en hommage au célèbre
médecin bactériologiste français Emile Marchoux.
A partir
de 1962 il devient Institut de Recherche de l'Organisation de
Coordination et de Coopération pour la lutte contre les
Grandes Endémies (OCCGE). En 1978 il acquit une stature
internationale en devenant centre collaborateur de l'Organisation
Mondiale de la Santé (OMS ) dans le cadre de la mise au
point de la polychimiothérapie anti-lépreuse (P.C.T.).
L'application
des décisions de la 42 ème Session du conseil d'Administration
de l'O.C.C.G.E. a conduit à la scission de l'Institut en
deux entités distinctes :
- l'Observatoire de la Lèpre en Afrique (OLA ) à
vocation sous régionale
- l'Hôpital Marchoux rétrocédé au Mali
le 13 mars 1998.
La création
de l'Organisation Ouest Africaine de Santé (WAHO) par la
fusion de la West African Health Community (WAHC) et l'O.C.C.G.E.
a eu pour conséquence la rétrocession des centres
et instituts aux pays d'implantation en décembre 2000.
L'atelier
de consensus tenu les 4 et 5 octobre 1999 dans le cadre du processus
de rétrocession de l'OLA, préconisa la mise en place
d'un pool unique de la lutte contre la lèpre regroupant
l'OLA, l'Hopital Marchoux et le Programme National de lutte contre
la Lèpre.
La mise en
uvre de cette recommandation débouchera sur la création
par l'ordonnance N° 08/PRM du 10 février 2000 du Centre
National de lutte contre la Lèpre.
Cependant,
en raison de l'horizon très rapproché pour l'objectif
d'élimination de la lèpre (2003) et des reformes
engagées dans le cadre du Programme de Développement
Sanitaire et Social (PRODESS) principalement la reforme hospitalière
et la restructuration de la Direction Nationale de la Santé
Publique avec un accent particulier sur le renforcement des capacités
des structures périphériques, l'intégration
de la lutte contre la maladie, il est vite apparu nécessaire
de créer un centre couvrant un plus large spectre de maladies,
en vue de mieux renforcer les capacités.
La nécessité
donc de disposer d'une structure centrale d'appui aux services
de santé périphériques à travers la
formation continue et la recherche - action en matière
de maladies prioritaires (VIH/SIDA, paludisme, et maladies cibles
du Programme Elargi de Vaccination), émergentes, (Ebola,
fièvre de la vallée de Rift, dengue hémorragique)
et réermergentes (trypanosomiase humaine africaine, onchocercose
et tuberculose) et autres maladies transmissibles constituant
un problème de santé publique, était dès
lors souhaitée afin de préserver les acquis dans
ce domaine, mais aussi de disposer d'une capacité adéquate
de réponse à toute épidémie ou résurgence
de maladies auparavant maîtrisées.
La création
du Centre National d'Appui à la lutte contre la maladie
(CNAM) par l'Ordonnance N° 036 P-RM du 15 Août 2001
répond à ce besoin. L'appui du CNAM à la
lutte contre la maladie se fera surtout par des interventions
stratégiques à savoir :
- l'élaboration et la mise en place de stratégies
et d'outils de dépistage, de prévention des épidémies
et de contrôle des maladies transmissibles ;
- la mise en place d'un " Pôle d'excellence "
de surveillance, de formation et de recherche sur les maladies
transmissibles et les maladies de la peau ;
- le développement de la recherche vaccinale nationale
(essais au laboratoire et de terrain) sur les maladies transmissibles.
- le développement de nouvelles technologies adaptées
à nos réalités de terrain.
CNAM Avril
2003
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