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Actualité : le conseil d'administration du CNAM se tient le jeudi 17 avril 2003

Histoire

 


Construit en 1934 le service prophylactique de la lèpre fut inauguré le 31 janvier 1935 sous l'appellation de l'Institut Central de la lèpre de l'Afrique Occidentale Française et baptisé en 1945 Institut Marchoux en hommage au célèbre médecin bactériologiste français Emile Marchoux.

A partir de 1962 il devient Institut de Recherche de l'Organisation de Coordination et de Coopération pour la lutte contre les Grandes Endémies (OCCGE). En 1978 il acquit une stature internationale en devenant centre collaborateur de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS ) dans le cadre de la mise au point de la polychimiothérapie anti-lépreuse (P.C.T.).

L'application des décisions de la 42 ème Session du conseil d'Administration de l'O.C.C.G.E. a conduit à la scission de l'Institut en deux entités distinctes :

- l'Observatoire de la Lèpre en Afrique (OLA ) à vocation sous régionale
- l'Hôpital Marchoux rétrocédé au Mali le 13 mars 1998.

La création de l'Organisation Ouest Africaine de Santé (WAHO) par la fusion de la West African Health Community (WAHC) et l'O.C.C.G.E. a eu pour conséquence la rétrocession des centres et instituts aux pays d'implantation en décembre 2000.

L'atelier de consensus tenu les 4 et 5 octobre 1999 dans le cadre du processus de rétrocession de l'OLA, préconisa la mise en place d'un pool unique de la lutte contre la lèpre regroupant l'OLA, l'Hopital Marchoux et le Programme National de lutte contre la Lèpre.

La mise en œuvre de cette recommandation débouchera sur la création par l'ordonnance N° 08/PRM du 10 février 2000 du Centre National de lutte contre la Lèpre.

Cependant, en raison de l'horizon très rapproché pour l'objectif d'élimination de la lèpre (2003) et des reformes engagées dans le cadre du Programme de Développement Sanitaire et Social (PRODESS) principalement la reforme hospitalière et la restructuration de la Direction Nationale de la Santé Publique avec un accent particulier sur le renforcement des capacités des structures périphériques, l'intégration de la lutte contre la maladie, il est vite apparu nécessaire de créer un centre couvrant un plus large spectre de maladies, en vue de mieux renforcer les capacités.

La nécessité donc de disposer d'une structure centrale d'appui aux services de santé périphériques à travers la formation continue et la recherche - action en matière de maladies prioritaires (VIH/SIDA, paludisme, et maladies cibles du Programme Elargi de Vaccination), émergentes, (Ebola, fièvre de la vallée de Rift, dengue hémorragique) et réermergentes (trypanosomiase humaine africaine, onchocercose et tuberculose) et autres maladies transmissibles constituant un problème de santé publique, était dès lors souhaitée afin de préserver les acquis dans ce domaine, mais aussi de disposer d'une capacité adéquate de réponse à toute épidémie ou résurgence de maladies auparavant maîtrisées.

La création du Centre National d'Appui à la lutte contre la maladie (CNAM) par l'Ordonnance N° 036 P-RM du 15 Août 2001 répond à ce besoin. L'appui du CNAM à la lutte contre la maladie se fera surtout par des interventions stratégiques à savoir :
- l'élaboration et la mise en place de stratégies et d'outils de dépistage, de prévention des épidémies et de contrôle des maladies transmissibles ;
- la mise en place d'un " Pôle d'excellence " de surveillance, de formation et de recherche sur les maladies transmissibles et les maladies de la peau ;
- le développement de la recherche vaccinale nationale (essais au laboratoire et de terrain) sur les maladies transmissibles.
- le développement de nouvelles technologies adaptées à nos réalités de terrain.

CNAM Avril 2003

 

 

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